L’Artiste à l’oeuvre
janvier 24, 2008, 4:50
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On le sait tous, Alex Kovalev est un des joueurs les plus habiles de la LNH. Cette saison, celui qu’on appelle “l’Artiste” répond aux attentes des amateurs de hockey et surtout des fans du Canadiens. Il a déjà 21 buts en mi-saison alors que l’an dernier il a fini la campagne avec 18 filets. Il semble plus inspiré et se présente à chaque match contrairement à la réputation qu’il avait de se présenter un match siur quatre.

A ce rythme la, il risque de finir l’année avec une quarantaine de buts et 85 points ce qui serait excellent.

Peu importe ce qui arrive, Kovalev est devenu un des bons coups de Bob Gainey qui l’a eu en retour d’une bouchée de pain (Josef Balei qui n’a jamais joué dans la LNH). Ensuite, Gainey l’a signé comme agent libre pour quatre saisons. Il est présentement en train de jouer la 3e année de son contrat. Comme il veut jouer jusqu’a 40 ans et plus, il pourrait donc resigner avec le CH, surtout s’il joue comme cette année l’an prochain également.

Qui sait, peut-être que Kovalev soulèvera encore la Coupe Stanley et cette fois, dans l’uniforme du Canadien.

En attendant, voici deux vidéos le mettant en vedette et qui nous démontre toutes ses habilités

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Ici, Kovalev tire du revers dans le haut du filet d’une seule main. Quand-même assez incroyable.



Enfin voici Andrei Kostitsyn
janvier 19, 2008, 4:43
Classé dans : Joueurs du Canadien

Reportons-nous au mois de juin 2003 alors que le Canadien se prépare à prendre la parole sur l’estrade pour annoncer leur premier choix.

Montreal Canadiens proudly select, from Belorussia, Andrei Kostitsyn.

De quessé ? Pouvez-vous répéter ?

Andrei Kostitsyn.

On voit un blondinet souriant à la chemise rose pétant se présenter sur l’estrade et se placer entre André Savard et Trevor Timmins.

C’est parce que… on attendait Ryan Getzlaf …. sinon Zach Parise. C’est qui Kostitysn ?

Plus tard on apprend que plusieurs experts on dit que Kostitsyn était probablement le talent brut le plus évident du repêchage et que s’il était encore disponible c’est simplement à cause de ses problèmes de santé (Kostitsyn avait, croyait-on, des problèmes d’épilepsie).

Bon, d’accord on veut bien. Stéphane Leroux s’entretient avec le dépisteur en chef des Kings de Los Angeles qui affirme être déçu que Kostitsyn soit parti parce que c’était leur choix et que le Canadien a mis la main sur un excellent joueur.

Ça nous rassure un peu mais bon. On verra.

Finalement, Kostitsyn ne souffrait pas d’épilespie mais plutot d’une maladie mal diagnostiquée et qui a été traitée par les médecins du Canadien. C’était déjà ça de pris.

Après son départ de l’organisation du Canadien, André Savard continuait de défendre son premier choix de 2003. Pour lui, Kostitsyn ne pouvait pas rater son coup. Trop de talent. Un lancer déjà de calibre de la LNH, un coup de patin explosif, capable de lancer avec puissance et précision tout en patinant à fond de train, une qualité qui serait plutôt rare.

Sauf que Kostitsyn a eu du mal à s’adapter. Le Canadien lui a demandé de venir jouer en Amérique du Nord mais Andrei a préféré poursuivre sa carrière avec le club CSKA Moscow de Viktor Thikonov pour qui il jouait très sporadiquement.

Une fois rendu en terre canadienne, à Hamilton, Kostitsyn était loin d’être rendu au même niveau que les Getzlaf et Parisé de ce monde. Alors que ces deux joueurs évoluaient régulièrement dans la LNH, Kostitsyn peinait à se démarquer dans la Ligue Américaine.

D’aucuns commençaient à remettre en question le choix du Canadien. Est-ce que André Savard, ce maître reconnu du dépistage, aurait fait une erreur ? Tout semblait l’indiquer.

Puis Kostitsyn s’est présenté à son 3e camp d’entrainement et il a commencé à montrer des flashs intéressants. Tellement qu’on se demandait qui de Guillaume Latendresse ou lui allait commencer l’année à Montréal. Latendresse a gagné le poste par la force des choses même si, aux yeux de plusieurs, Kostitsyn méritait de débuter l’année avec le grand club.

À Hamilton, Kostitsyn jouait maintenant à la hauteur de son talent enregistrant une production d’un point par match. Si bien qu’on le fit monter avec le Canadien lorsque le club se mit à avoir des ennuis. Il a enregistré 11 points en 22 matchs à Montréal mais on sentait qu’il avait maintenant atteint la grande ligue.

Cette saison, il ne faisait aucun doute qu’il allait entreprendre l’année avec le grand club mais il demeurait tout de même un point d’interrogation. Puis il se mit à s’amuser avec Plekanec et Kovalev sur le deuxième trio du Canadien et voilà maintenant Andrei Kostitsyn qui marque régulièrement. Voila Kostitsyn qui marque non seulement des buts, mais des buts digne des plus beaux jeux de l’année.

On le voit patiner avec force. Il conserve la rondelle plus longtemps, il s’implique physiquement et surtout, il prend moins de matchs de congé qu’à ses débuts.

Maintenant, Kostitsyn forme le meilleur trio du Canadien et probablement un des bons de la LNH.

Maintenant Kostitsyn commence à rendre ses lettres de noblesse à André Savard. Il réussit même à nous faire oublie Getzlaf et Parisé.

Il est revenu de loin, Kostitsyn, son apprentissage s’est fait à la dure notamment à cause de la barrière de la langue et de son refus de venir s’acclimater plus tot au jeu nord-américain.

Mais depuis le début de la saison, Kostitsyn joue comme un premier choix au repêchage. Il s’établit maintenant comme faisant partie des joueurs solides qui vont jouer pour l’organisation longtemps et faire partie de son succès.

Et André Savard doit maintenant sourire dans son coin en regardant les faits saillants des matchs du tricolore.



Samsonov et le syndrôme Czerkawski
février 6, 2007, 6:08
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C’est drole comment l’histoire se répète parfois. On a l’impression de revoir le syndrome Czerkawski, c’est a dire un joueur qui a performé ailleurs arriver a Montréal et ne pas répondre aux attentes. C’est le cas de Samsonov.

J’étais parmi ceux heureux de le voir arriver. Ca toujours été un joueur que j’aimais voir jouer et je croyais bien que son arrivée allait donner un excellent deuxième trio. Mais l’histoire nous a montré que dans le sport comme dans la vie, il n’y a aucun certitude.

Samsonov est un bon joueur mais il n’est pas utile s’il ne “drive” pas le filet. En tournant en rond le long des bandes, il est tout simplement inoffensif. Rappelez-vous ses deux buts contre les Bruins, les deux fois il était posté dans la zone privilégiée” *copyright Yvon Pedneault*

Mais en ne s’impliquant pas, il n’est pas utile. Non pas qu’il ne travaille pas, c’est plutot qu’on dirait qu’il n’est pas prêt à payer le prix.

Pour ce qui est de Aucoin, je l’aime bien, c’est un défenseur au tir puissant et parfaitement bilingue mais tant qu’a donner 4 millions à un défenseur, je le donnerais à Souray ! Je crois que Souray est plus utile au Canadien que ne pourra l’être Adrian Aucoin.

Mais Souray veut-il rester à Montréal ? Là se trouve toute la question.

De toute manière, avec Samsonov au ballotage, c’est la preuve que la transaction Samsonov pour Adrian Aucoin est morte dans l’oeuf.



Huet sur les traces de Hasek
novembre 23, 2006, 4:13
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Plusieurs personnes ont du sursauter en lisant ce titre mais la question mérite tout de même d’être posée. Huet est-il en train de devenir une autre Dominik Hasek ?

L’an dernier, Huet a terminé la saison parmi l’élite de la LNH, soit premier dans le pourcentage d’arrêts (il a remporté le trophée Roger-Crozier), 4e pour la moyenne de buts contre et 2e pour les jeux blancs a égalité avec Manny Legace qui jouait pour les puissants Red Wings.

Mais le fait qu’il aille jouer seulement 36 matchs a fait en sorte qu’il n’a pas été retenu pour le trophée Vézina.

Sauf que cette année, il est en voie de réussir le coup encore une fois et s’il réussit, ca sera difficile de l’exclure de la course du meilleur gardien de la LNH. Cette saison, il présente des statistiques impressionnantes après avoir connu un début de saison en dents de scie. Depuis quelques matchs, il est tout simplement en feu.

Au moment où l’on se parle, Huet est 1er dans le pourcentage d’efficacité et 5e dans la moyenne de buts contre. il a joué 13 matchs ce qui le met dans la moyenne des gardiens. Il était dans un système d’alternance avec Aebischer mais je crois que ce système d’alternance vient de prendre fin.

Le rapport avec Hasek est qu’il a explosé pour devenir le meilleur gardien du monde à 29 ans. Huet avait 30 ans l’an dernier quand il a commencé a faire ouvrir les yeux. Les deux gardiens sont européens. Les deux gardiens n’ont pas eu leur chance avec l’équipe qui les a repêchés et les deux ont été acquis pour une bouchée de pain par l’équipe qui allait profiter de leur éclosion. Les deux étaient destinés à etre numéro 2 et les deux se sont imposés comme les meilleurs de leur profession.

Est-ce que Huet va devenir un autre Hasek, on le saura dans quelques années. Mais faut dire qu’il est en train de prouver qu’il n’est pas un feu de paille et qu’il est, comme le dise les anglos, “For Real”….

Je vais faire amende honorable, je croyais vraiment qu’il ne répéterait pas ses exploits et que Aebischer allait prendre la place mais si vous me posez la question aujourd’hui, je ne serais pas surpris que le gardien suisse serve de monnaie d’échange pour donner toute la place a Huet qui vient d’arracher le poste de numéro un à Montréal avec ses performances extrordinaires.



Enfin un bon premier choix à Montréal
novembre 2, 2006, 7:27
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Quand on parle que la relève du Canadien est prometteuse, le premier nom qui vient en tête est un joueur établi avec l’équipe, Christopher Higgins.

Le jeune joueur du Canadien impressionne non seulement les partisans et les dirigeants du club mais fait aussi écarquiller les yeux des différents intervenants dans la LNH.

Ce qui est impressionnant c’est qu’il a vraiment plusieurs facettes à son jeu et il est déjà un joueur très complet et tout ça, seulement à 23 ans. Imaginez le genre de joueur qu’il va devenir quand il sera à pleine maturité.

Enfin un premier choix digne de ce nom qui rapporte. Cette année là, les dirigeants du Canadien ont vu juste. En fait, le seul joueur de cette sélection en première ronde qui s’est illustré à part Higgins est Alexander Steen et il n’arrive pas à la cheville de Higgins.

Les équipes qui ont préféré certains joueurs à la place de Higgins doivent aujourd’hui s’en mordre les doigts. Évidemment certains clubs ont bien choisi en optant pour Rick Nash (Columbus), Kari Lehtonen (Atlanta) et Jay Bouwmeester (Floride) mais d’autres ont eu moins de flair jusqu’à maintenant en optant pour Petr Taticek (Floride) et Eric Nystrom (Calgary) au lieu de Higgins.

Je ne vous dévoilerai pas un gros secret en vous disant que je vois Higgins comme un futur gagnant du trophée Selke remis au meilleur attaquant-défensif de la LNH. Le dernier à avoir gagner ce trophée à Montréal est un certain Guy Carbonneau qui, étonnemment, est l’entraîneur de Higgins avec le club. Carbo vient justement de comparer le jeune joueur américain à Jere Lethinen, un attaquant qui a déjà gagné le Selke à trois reprises.

Un coup de patin explosif, une combativité inépuisable et un bon sens du hockey. Ajoutez à cela la capacité de marquer des buts et de bien jouer sans la possession de la rondelle et vous avez un joueur qui rendra de fiers services au Canadien de Montréal au cours des prochaines années.



Ryder le mal aimé
juillet 28, 2006, 6:49
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Je n’ai jamais compris pourquoi plusieurs amateurs détestent tant Michael Ryder.

Pourtant, on parle d’un marqueur de 30 buts, efficace lors des avantages numériques et qui est capable de compter dans les moments importants. On parle aussi d’un joueur qui a finit deuxième dans la course au trophée Calder après sa première saison et qui avait fini en tête des compteurs des recrues.

Dernièrement, on a appris que le gars a joué toute l’année avec une hernie discale et il a quand-même compté 30 buts et marqué une cinquantaine de points. Alors c’est quoi le problème.

On lui reproche de manger la rondelle, de ne pas faire de passes. Premièrement, il n’est pas si pire que ça. Et deuxièmement, c’est un sniper. C’est un marqueur. Pensez vous que Illya Kovalchuk passe la rondelle ? Pas vraiment. Évidemment Kovalchuk a plus de talent que Ryder mais il demeure que ce sont les deux des snipers. A-t-on déjà reproché à Mike Bossy de toujours lancer au filet lorsqu’il marquait 50 buts pendant plusieurs saisons consécutives ? 50 buts dans les années 80 ca vaut environ 30 buts en 2006 non ?

On lui reproche son erreur lors du but vainqueur de Cory Stillman contre le Canadien en prolongation. Mais c’est un jeune joueur, évidemment il va prendre de mauvaises décisions. Il a tenté d’entrer dans la zone avec la rondelle et il l’a perdue. Mais si vous voulez mon avis, le but a surtout été causé par Cristobal Huet qui arrête ce genre de tir une main dans le dos habituellement.

Moi j’aime bien Ryder. Le Canadien n’a pas le luxe de se passer d’un marqueur naturel comme lui. Ben oui il fait toujours la même feinte, ben oui ce n’est pas un fabricant de jeu mais dans une équipe de hockey, tu dois avoir un mélange de joueurs différents et non pas tout le temps le même type. Ca prends des fabricants de jeu, des marqueurs, des joueurs défensifs, des joueurs robustes etc. Alors au lieu de chialer sur Ryder parce qu’il ne passe pas la rondelle, arrêtez donc d’attendre qu’il joue comme un joueur qu’il n’est pas. Si Ryder connait une saison de 15 buts, la vous pourrez chialer parce qu’il est payé pour marquer des buts.

Mais tant qu’il en compte une trentaine, sacrez-y donc patience.

L’an prochain, sans problèmes de dos, s’il en compte 40, vous allez encore brailler parce qu’il ne fait pas beaucoup de passes ? Vraiment ?