Enfin voici Andrei Kostitsyn
janvier 19, 2008, 4:43
Classé dans : Joueurs du Canadien

Reportons-nous au mois de juin 2003 alors que le Canadien se prépare à prendre la parole sur l’estrade pour annoncer leur premier choix.

Montreal Canadiens proudly select, from Belorussia, Andrei Kostitsyn.

De quessé ? Pouvez-vous répéter ?

Andrei Kostitsyn.

On voit un blondinet souriant à la chemise rose pétant se présenter sur l’estrade et se placer entre André Savard et Trevor Timmins.

C’est parce que… on attendait Ryan Getzlaf …. sinon Zach Parise. C’est qui Kostitysn ?

Plus tard on apprend que plusieurs experts on dit que Kostitsyn était probablement le talent brut le plus évident du repêchage et que s’il était encore disponible c’est simplement à cause de ses problèmes de santé (Kostitsyn avait, croyait-on, des problèmes d’épilepsie).

Bon, d’accord on veut bien. Stéphane Leroux s’entretient avec le dépisteur en chef des Kings de Los Angeles qui affirme être déçu que Kostitsyn soit parti parce que c’était leur choix et que le Canadien a mis la main sur un excellent joueur.

Ça nous rassure un peu mais bon. On verra.

Finalement, Kostitsyn ne souffrait pas d’épilespie mais plutot d’une maladie mal diagnostiquée et qui a été traitée par les médecins du Canadien. C’était déjà ça de pris.

Après son départ de l’organisation du Canadien, André Savard continuait de défendre son premier choix de 2003. Pour lui, Kostitsyn ne pouvait pas rater son coup. Trop de talent. Un lancer déjà de calibre de la LNH, un coup de patin explosif, capable de lancer avec puissance et précision tout en patinant à fond de train, une qualité qui serait plutôt rare.

Sauf que Kostitsyn a eu du mal à s’adapter. Le Canadien lui a demandé de venir jouer en Amérique du Nord mais Andrei a préféré poursuivre sa carrière avec le club CSKA Moscow de Viktor Thikonov pour qui il jouait très sporadiquement.

Une fois rendu en terre canadienne, à Hamilton, Kostitsyn était loin d’être rendu au même niveau que les Getzlaf et Parisé de ce monde. Alors que ces deux joueurs évoluaient régulièrement dans la LNH, Kostitsyn peinait à se démarquer dans la Ligue Américaine.

D’aucuns commençaient à remettre en question le choix du Canadien. Est-ce que André Savard, ce maître reconnu du dépistage, aurait fait une erreur ? Tout semblait l’indiquer.

Puis Kostitsyn s’est présenté à son 3e camp d’entrainement et il a commencé à montrer des flashs intéressants. Tellement qu’on se demandait qui de Guillaume Latendresse ou lui allait commencer l’année à Montréal. Latendresse a gagné le poste par la force des choses même si, aux yeux de plusieurs, Kostitsyn méritait de débuter l’année avec le grand club.

À Hamilton, Kostitsyn jouait maintenant à la hauteur de son talent enregistrant une production d’un point par match. Si bien qu’on le fit monter avec le Canadien lorsque le club se mit à avoir des ennuis. Il a enregistré 11 points en 22 matchs à Montréal mais on sentait qu’il avait maintenant atteint la grande ligue.

Cette saison, il ne faisait aucun doute qu’il allait entreprendre l’année avec le grand club mais il demeurait tout de même un point d’interrogation. Puis il se mit à s’amuser avec Plekanec et Kovalev sur le deuxième trio du Canadien et voilà maintenant Andrei Kostitsyn qui marque régulièrement. Voila Kostitsyn qui marque non seulement des buts, mais des buts digne des plus beaux jeux de l’année.

On le voit patiner avec force. Il conserve la rondelle plus longtemps, il s’implique physiquement et surtout, il prend moins de matchs de congé qu’à ses débuts.

Maintenant, Kostitsyn forme le meilleur trio du Canadien et probablement un des bons de la LNH.

Maintenant Kostitsyn commence à rendre ses lettres de noblesse à André Savard. Il réussit même à nous faire oublie Getzlaf et Parisé.

Il est revenu de loin, Kostitsyn, son apprentissage s’est fait à la dure notamment à cause de la barrière de la langue et de son refus de venir s’acclimater plus tot au jeu nord-américain.

Mais depuis le début de la saison, Kostitsyn joue comme un premier choix au repêchage. Il s’établit maintenant comme faisant partie des joueurs solides qui vont jouer pour l’organisation longtemps et faire partie de son succès.

Et André Savard doit maintenant sourire dans son coin en regardant les faits saillants des matchs du tricolore.


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